Je me fais royalement chier.
Que dit le vieil adage? « Quand on se regarde, on se désole; quand on se compare, on se console ».
C’est un peu le contraire qui se passe présentement.
J’ai toujours pensé au futur en premier lieu. À mon futur, au futur de tout ce qui est impliqué, de près ou de loin, à mon cheminement de vie. Une optimisation de pensée, de posessions, de relations. Je n’ai jamais pensé une seconde à faire chier.
Et ce que ça m’apporte? Une vie complète aux trois quarts, avec un pan non-négligeable manquant. Voyez plutôt.
- J’ai des amis qui m’adorent et pour qui je prendrais une balle dans le corps.
- On me considère une référence dans certains domaines reliés à l’informatique, à l’information ou à la télécommunication
- Mon premier « vrai » emploi est un poste permanent dans une boîte de renom
- J’ai fini mon baccalauréat avec une note appréciable
- Mes confidents sont awesome.
Bref, une vie somme toute appréciable.
Mais.
- Y’a des choses qu’on ne dit pas à un confident
- La solitude m’assaille plus souvent qu’autrement
- Je suis, encore et comme toujours, ze good guy
- On ne me voit que comme référence
- À chaque fois que je prends l’initiative, c’est des yeux désapprobateurs ou le classique « c’est pas toi c’est moi » (bref, le prob, c’est moi)
Et regardons les autres.
- J’ai des amis mariés.
- J’ai des potes ou des connaissances bien établi(e)s avec des enfants ou du monde qui arrive
- Presque tous sont en appart, condo ou maison, pendant que je me la roule encore Tanguy
- Tous sont allés outre-mer (même ma soeur)
- Je regarde du monde se planter et je n’ai même plus le goût de lever le petit doigt
- Mon calme et ma patience ne résultent qu’en une solitude mal endurable et qui tend à faire naître une certaine jalousie à l’égard de la majorité pour qui ça va bien
Ça commence à me chauffer les nerfs.