Des ruptures et de l’illusion du tout-est-beau
Bon, là je vais probablement en choquer plus d’un, mais quitte à me mettre à dos certains de mes amis et certaines de mes connaissances, j’écris ce billet, parce que j’en ai tout simplement ma claque. J’en ai plus qu’assez de cette connerie. J’en ai plus qu’assez que, suite à une rupture plus souvent qu’autrement inégale, l’entourage des personnes, et même quelques fois les auteurs de la rupture, s’acharne à dire « nouvelle vie! », à affirmer que « tout se passera mieux sans (lui/elle)! », « nouveau départ! », « Renouveau! Yeah! »… Vous êtes tous NAZES.
Vous avez bien lu, N-A-Z-E-S. Je vous traite de bande de NAZES, vous qui essayez de remonter le moral aux deux impliqués par vos idioties, votre image du tout-sera-beau, du « reviens vers ce que tu étais! », tout simplement parce que c’est foutrement IDIOT de revenir à ce qu’on était avant. ON NE PEUT PAS. Même, je pousse à l’extrême, si vous encouragez la « réversion de personnalité », si j’ose dire, vous nuisez à la bonne évolution psychologique des deux impliqués, et vous détruisez probablement des apprentissages qu’ils doivent faire de par la rupture. En encourageant le fait de à une « personnalité antérieure », vous annulez carrément le cheminement émotionnel et psychologique des impliqués, et vous faites en sorte que la société aie encore (et toujours, si j’ose la critique) des « grands enfants »… Regardez autour de vous, ça existe, des fin-30aine qui se comportent comme des mi-20aine jusque dans leur habillement (ewwww). Même, c’en est agressant.
Même que je dirais que les « personnality reversion » nuisent beaucoup au développement social de ceux qui ont le réflexe, l’habitude, ou les encouragements à « redevenir eux-mêmes ». Désolé de me prendre en exemple, mais si j’avais vraiment oublié après deux semaines, si je ne m’étais pas fait douleur à continuer à analyser, si j’étais redevenu le mec que j’étais avant ma rupture… Vous m’auriez trouvé vraiment con. Je sais, exemple extrême, mais le point est là: le couple était, les composantes perdurent, et l’apprentissage de la vie fait à deux DOIT rester, si ce n’est pour s’assurer de se connaître un peu plus à travers les bons et mauvais moments. Les « reversals » sont tout le contraire…
Au final, faites ce que vous voulez, mais de grâce, ne biffez pas ce que vous êtes devenus parce que vous l’êtes devenus « à deux » ou « pour l’autre »… On ne change pas pour les autres, on change pour soi, et les « vrais changements » doivent rester, même si ce n’est pas nécessairement ce que vous étiez « avant la relation ». C’est une connerie de vouloir revenir en arrière. Regardez en avant, que diable!
/endrant